Il y a 14 ans, nous avons posé nos valises à l'Île Maurice avec ma famille. Ce n'était pas juste un déménagement : c'était quitter une terre, des repères, une version de soi-même. Tout réapprendre. Trouver sa place dans un endroit qui ne vous connaît pas encore. Je connais ce que ça fait dans le ventre, ce mélange de liberté et de vertige. Et je connais aussi ce que ça peut ouvrir, quand on accepte de traverser l'inconfort jusqu'au bout.

Dans cette nouvelle vie, j'ai développé et géré plusieurs boutiques dans le monde de la Bio. J'aimais ce que je faisais, ou du moins j'aimais l'idée de ce que je faisais. Pendant longtemps, j'ai cru que la vie se construisait dehors : dans les projets, les responsabilités, les rôles qu'on endosse et qu'on finit par confondre avec soi-même. Puis tout s'est accéléré, alourdi, jusqu'au jour où le corps a dit non.

Un burn-out.

Pas spectaculaire. Silencieux, et profond.

Le genre qui ne fait pas de bruit, mais qui vide tout.

C'est arrivé à un moment où d'autres choses se défaisaient aussi. Des pertes, des ruptures, des deuils de différentes natures.

Ces années-là ont été sombres. Mais elles m'ont offert quelque chose que je n'avais pas cherché, et que je n'aurais peut-être jamais trouvé autrement : l'espace de me regarder vraiment.

De me demander ce que je voulais, ce que je valais, ce que je portais sans le savoir depuis si longtemps.

C'est dans ce silence, celui qu'on ne choisit pas mais qui finit par devenir nécessaire, que le chemin intérieur a commencé.

J'ai découvert d'abord la Psychologie Positive, qui m'a appris à regarder non pas ce qui manque, mais ce qui existe, ce qui résiste, ce qui peut encore pousser.

Puis, à l'EFPP, je me suis formée au coaching psychoémotionnel et à l'Analyse Transactionnelle, deux approches qui m'ont donné des outils pour comprendre ce qui se joue vraiment sous la surface : comment nos expériences passées continuent de parler dans nos relations et nos choix d'aujourd'hui, souvent à notre insu.

Et aujourd'hui, je termine une formation en thérapie des mémoires émotionnelles inconscientes, parce que plus j'avance, plus je mesure la profondeur de ce qui se joue en nous, et l'importance d'aller le chercher là où les mots seuls ne suffisent pas.

Ces approches sont devenues les piliers de ce que je propose. Pas une méthode figée. Une façon d'être avec vous, dans ce que vous traversez.

« Ce qui m'a traversée m'a appris à tenir compagnie à ce qui traverse les autres. »

Quand j'ai ouvert ma pratique, j'aurais pu construire une image professionnelle lisse, me donner un titre rassurant, garder une distance confortable. J'ai préféré la vérité : je suis quelqu'un qui est passé par là. Qui a eu besoin d'aide. Qui a dû apprendre à se poser, à se regarder, à se reconstruire autrement.

Et c'est précisément parce que je connais ce chemin de l'intérieur que je peux vous accompagner sur le vôtre.

Pas pour vous donner mes réponses. Pour vous aider à trouver les vôtres.

Le pissenlit s'est imposé naturellement. Souffler sur un pissenlit, c'est un geste simple, presque enfantin, et pourtant c'est laisser partir ce qui pèse.

Les croyances qu'on traîne, les peurs qu'on ne nomme plus, les vieux rôles qu'on porte sans les avoir vraiment choisis. Et c'est faire confiance à ce qui peut pousser, librement, là où on ne l'attendait plus. C'est ça, le cœur de ce que je fais avec vous.